Appareils photo numériques

Quelques remarques

L'utilisation des appareils photo numériques avec Linux peut aller du très simple au très difficile. C'est toujours la même chose : Linux marche parfaitement avec du "vrai" matériel, c'est-à-dire du matériel utilisant des protocoles de communication standard, en général non-propriétaires.

Dans le cas particulier des appareils numériques, on peut se trouver dans plusieurs situations :

  1. Appareils à liaison USB et vus comme une clé USB. Aucun problème de reconnaissance avec Linux ; utilisation du module usb-storage.
  2. Autres appareils numériques à liaison USB ou série : Gphoto vous sauvera peut-être s'ils suivent le protocole PPTP, plus ou moins respecté selon le fabriquant, sinon ben... vous n'avez pas de chance.
  3. Si vous n'êtes dans aucune de ces situations bien définies, il existe un moyen sûr de contourner tous ces problèmes : acheter un de ces lecteurs de cartes sur port USB. Le moins cher et le plus standard fera l'affaire, en particulier s'il ne gère qu'un seul type de carte. J'ai eu des déboires avec un lecteur de cartes SD de la marque Sandisk, alors les grandes marques, dans ce domaine...

Tout ce qui suit a été testé avec un appareil numérique SONY DSC-P 7, qui fait heureusement partie de la première catégorie. Cela peut être utile à toute personne souhaitant économiser le prix d'un petit lecteur externe malgré tous les avantages sur le plan de la compatibilité et de la rapidité de transfert des données.

Au niveau du noyau

Le protocole pour communiquer avec des disques durs externes en USB doit ressembler à quelquechose que l'on pourrait qualifier de "SCSI over USB", une chaîne SCSI pouvant être émulée avec la (les) partition(s) trouvée(s) sur le disque USB externe. S'il n'est pas déjà chargé, vous sélectionnerez le module ad hoc par :

# modprobe usb-storage

Lequel sera bien sûr chargé à chaque démarrage d'une Debian 3.0 si on le sélectionne à l'aide de modconf. Sur des distributions plus récentes, même si le montage n'est pas automatique, le chargement du module le sera.

Maintenant l'appareil est vu comme un disque dur externe en SCSI. Le fichier bloc correspondant à ce nouveau périphérique est donc sûrement /dev/sda1 si vous n'avez pas déjà un disque dur SCSI. Sinon, /dev/sdb1 pour le deuxième disque SCSI, /dev/sdc1 pour le troisième, etc... Et en supposant que chacun n'a qu'une partition...

Au niveau du système de fichiers

Il va falloir, maintenant que l'on peut communiquer avec l'appareil, accéder à ses données. On commence par créer un dossier de montage. Moi, j'ai fait ça à la racine :

# mkdir /usbstorage

Vous rajoutez la ligne suivante dans /etc/fstab :

/dev/sda1	/usbstorage	auto	rw,noauto,user		0	0

Elle signifie dans l'ordre que vous voulez monter le périphérique /dev/sda1 dans le dossier /usbstorage, avec reconnaissance automatique du système de fichiers, que vous souhaitez accorder à l'utilisateur lambda le droit de montage et l'accès en lecture et écriture à l'appareil et que le montage ne sera pas automatique. Pour les deux dernières options, ici renseignées avec 0 et 0, consultez le page de manuel de mount ou de fstab.

Tout ceci permet un montage statique. Pour un montage automatique, voyez la page suivante : Montage automatique de périphériques amovibles.

Récupération des images

Les étapes précédentes accomplies, vous montez l'appareil :

# mount /usbstorage

puis vous naviguez ensuite dans le dossier /usbstorage, en mode texte ou graphique, par le moyen de votre choix, ligne de commande, navigateur de fichiers, visionneur d'images.

Attention : il est fortement déconseillé de débrancher l'appareil avant de s'être assuré qu'il a été démonté.

Une discussion à ce sujet avait eu lieu sur le forum numérique de http://www.photim.com Des utilisateurs s'étaient plaints de surcharge processeur (à 200 %, faudrait m'expliquer, mais bon...) ou d'un plantage généralisé. J'ai donc testé la chose et le seul problème constaté fut l'impossibilité de graver.

Le problème a été résolu par déchargement et rechargement des modules ide-scsi et usbstorage, en root, avec l'utilitaire modconf.